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Police rurale : les agents et les missions

Les postes avaient été créés en 2012, mais ils sont arrivés en début d'année 2013. Les Agents de Surveillance de la Voie Publique (ASVP) qui ne sont pas des policiers municipaux, ont pris leurs fonctions en mai 2013. Entretien pour mieux comprendre leurs missions.

Marie Thiebaut et Norbert Grigaut à la rencontre des habitants, au centre commercial des Martinets.
Pouvez-vous vous présenter ?

Marie Thiebaut : J'ai 4 années de gendarmerie dans l’Oise, arrivée en 2009 à Creil et actuellement à Montataire. Pour moi, il s'agissait d'un choix professionnel qui me permettait plus de proximité avec la population tout en gardant des dimensions qui venaient de mon métier de gendarme, à savoir le travail en équipe, la rigueur, et prévenir par un bon contact avec la population des situations qui nuisent à la tranquillité de tous.

Norbert Grigaut : J'ai une carrière de 27 années dans la marine nationale, depuis 11 ans adjudant chef de réserve dans la gendarmerie. Venu dans l’Oise, je suis plutôt sensibilisé à la prévention routière grâce à ma double casquette de moniteur auto école.

Quelles seront vos missions ?

Norbert Grigaut : La première de nos missions sera d’instituer un bon contact avec la population. D'abord se faire connaître et aller au contact pour faire diminuer les petites incivilités pour éviter les sanctions systématiques ou à l'aveugle. Ensuite il faudra travailler l'aide à l'activité des commerçants. Enfin, nous procéderons à la capture des chiens errants et mèneront des missions contre les nuisance sonores.

Qu'allez vous verbaliser ?

Marie Thiebaut : En priorité le stationnement gênant. Il n'est pas possible que des véhicules stationnent sur le trottoir et que les mères avec poussette roulent sur la route. Ensuite nous verrons, nous n'avons pas de compétences de type police, notre rôle est vraiment de sanctionner en priorité tout type d'incivilités insupportables à la population.

Et pour les épaves et les voitures ventouses ?

Norbert Grigaut : Nous avons recensé près d'une cinquantaine de voitures ventouses ou d'épaves. Notre but est de pouvoir signaler au commissariat les véhicules dont nous savons qu'il n'y a plus rien à faire, et nous travaillerons en amont, pour à la fois simplifier le travail du commissariat et comprendre les situations des propriétaires ; les véhicules en panne peuvent être réparés suite à une amélioration des conditions financières des propriétaires, nous ne traiterons pas les différents cas à l'aveugle.

Comment allez-vous verbaliser ?

Marie Thiebaut : Nous allons utiliser le PVE (Procès Verbal Électronique). On saisit les infractions et la plaque du véhicule. Le PV part automatiquement au centre traitement automatique des amendes de Rennes, et il ne restera plus au contrevenant qu'à gérer directement le règlement.

Norbert Grigaut : L'avantage de ce système c'est que personne ne peut intervenir dans le traitement. En gros si je verbalise ma collègue sans faire attention, je ne pourrais pas revenir en arrière. Également, personne ne pourra demander au maire de “faire sauter” les PV, il ne le pourra pas physiquement. C'est un gage d'équité.