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Histoire

Les origines du nom

La situation géographique de Montataire, avec un plateau surmontant la vallée, à la confluence de l’Oise et du Thérain, a fait de ce site un endroit stratégique. C’est pourquoi il a toujours été occupé et qu’il s’est ensuite fortement industrialisé. La ville de Montataire est située au sud de l'Oise à 50 km environ de Paris. Elle est traversée par la rivière le Thérain qui se jette dans l’Oise à Creil et qui lui a donné son nom. En effet, MONTATAIRE est un dérivé du latin Mons ad theram et signifie : la montagne près du Thérain.

Un peu d'histoire

Montataire a été habitée au moins depuis le mésolithique (période moyenne de l’âge de pierre entre le paléolithique : âge de la pierre taillée et le néolithique : âge de la pierre polie).

Vue aérienne sur l'Eglise et le Château

Fontaine du jubiléDe l’époque gauloise, une torque d’or a été découverte à Montataire. Elle figure aujourd’hui au cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale.

Ce bijou appartenant à un dignitaire gaulois a été mis à jour par des ouvriers qui travaillaient à la construction de la voie ferrée inaugurée par le Baron de Condé en 1846.

Il apparaîtrait que Jules César ait séjourné avec ses troupes sur le territoire de Montataire.

Des fouilles ont également permis de découvrir un cimetière mérovingien regroupant 292 sépultures du Vème au VIIème siècle. Des sarcophages sont toujours visibles au dessus de la fontaine du jubilé.

 

Au XIème siècle, Hugues de Clermont fait construire le château et l’église qui seront remaniés à plusieurs reprises. Au XIIème siècle, le château est fortifié et un mur d’enceinte est bâti autour de la ville pour se protéger des attaques. A partir du XVème siècle les Madaillan acquièrent le château, le reconstruisent, bâtissent les écuries puis l’embellissent. En 1846, le Baron de Condé l’achète, le restaure et en écrit l’histoire. ** Il est désormais la propriété de la Société Arcelor.

Vers 1095, Pierre L’Hermite, aurait séjourné à Montataire, dans une maison troglodyte, peu avant son départ pour la première croisade

Maison de Pierre l’Hermite

En mai 1358 a lieu la Jacquerie, révolte paysanne qui durera un mois. Elle est menée par Guillaume Calle qui établit son quartier général à Montataire. Ce soulèvement contre la noblesse gagnera près de 15 départements actuels et se soldera par la mort de 20000 paysans.*

La jacquerie

Après la Révolution, les murs d’enceinte de la ville sont détruits.

Les Forges - Vue des bureauxSi à Montataire, on vit de la culture, de l’élevage et du commerce. Comme partout en France, le XIXème puis le XXème siècle sont ceux de l’industrialisation. On peut citer notamment des fabriques de boutons, de sabots, de chaussettes, de lunettes, de corsets, de cidre, une papéterie…

En 1792 est créée l’usine, qui, rachetée par Les frères Mertian, deviendra l’usine des forges puis successivement USINOR, SOLLAC puis ARCELOR, usine sidérurgique.

Fabrique de bièreDe nombreuses industries s’implantent à Montataire, notamment : la CIMA-WALLUT qui produisait des machines agricoles, BRISSONNEAU et LOTZ devenues par la suite CHAUSSON où étaient fabriqués des véhicules, l’usine STILL-SAXBY où sont fabriqués des chariots élévateurs, les établissements VOIRIN devenus HARRIS-MARINONI, puis HEIDELBERG et enfin GOSS, spécialisés dans la fabrication de rotatives...

Les ateliers Voirin

Le développement de ces entreprises et le besoin de main d'oeuvre constant ont entraîné un accroissement de la population important, d’où la construction de nouveaux quartiers dans la ville.

Ce furent tout d’abord les Cité Mertian et Louis Blanc vers 1880, puis les cités Jules Uhry, Jules Guesde, Jean Biondi et enfin le quartier des Martinets dans les années 1960.

Le XXème siècle a aussi été celui des conflits.

Maurice MignonLors de la seconde Guerre Mondiale, les troupes allemandes occupent la ville, les usines, le château, et les jeunesses hitlériennes l’école Joliot-Curie. Les habitants de Montataire se sont illustrés, nombreux, dans la Résistance à l’état nazi. Maurice Mignon, « le colonel Théo » dirige le détachement Valmy qui regroupe les résistants des villes de Montataire, Nogent, Creil et ses environs. Beaucoup furent déportés à cause de leur appartenance à des réseaux de résistance, pour sabotage, mais aussi pour raisons politiques.

Pendant la Guerre d’Algérie, les habitants et le conseil municipal expriment, dès 1961, leur opposition au conflit, réclament des négociations pour l’autodétermination et pour le cessez-le-feu qui sera effectif le 12 mars 1962.

Le 20 mars 1965 est constitué le DUAC : District Urbain de l’Agglomération Creilloise, regroupant Montataire, Creil, Nogent sur Oise et Villers Saint Paul.

En application de la Loi Chevènement n° 99-586 du 12 Juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale créant les communautés d’agglomérations, le DUAC est transformé en CAC : Communauté d’Agglomération Creilloise le 17 décembre 2001.

L'association "Mons ad Theram"

Vous désirez voir d'anciennes vues de Montataire, connaître son patrimoine industriel, architectural, historique, visitez le site de l'association MONS AD THERAM (Mons ad Theram est le nom latin de Montataire qui signifie "Le mont près du Thérain").

Présidente : Christine GALVIN
Adresse du siège de l’association : Mairie de Montataire - 60160 Montataire
But de l’association : promotion et protection du patrimoine de la ville de Montataire et de ses environs.

Secrétaire : Sylvie DAUVERGNE - Tél. : 03 44 64 44 44
Trésorière : François KUBIAK - Tél. : 03 44 64 44 44

Résumé des principales initiatives : promotion et protection du patrimoine de la ville de Montataire et de ses environs, journées nationales du patrimoine, rallyes semi-pedestres.

Ernest Biette : une figure de notre ville

Ernest Biette fut une figure populaire et attachante de notre ville. Il est mort en 2005 à l’âge de quatre-vingt-sept ans.
Ouvrier aux usines Brissoneau de Creil-Montataire, c’est très jeune, au moment du Front populaire et de la solidarité avec l’Espagne républicaine, qu’il avait rejoint les Jeunesses communistes, puis le Parti communiste.

Très vite, dès le début de l’Occupation, il participe à des actions de résistance aux nazis, dans le bassin creillois. Arrêté par la police française en octobre 1942, il est incarcéré successivement à Senlis, Amiens puis à la terrible centrale d’Eysses, et enfin déporté à Dachau en juin 1944, dont il ne sera délivré que le 29 avril 1945.

À la Libération, il reprend sa place dans le combat syndical et politique et sera pendant de nombreuses années membre de la direction départementale du PCF.

Chevalier de la Légion d’honneur pour son action résistante et l’un des principaux responsables des associations de résistants et déportés de l’Oise, il avait surtout consacré ces dernières années à témoigner auprès des jeunes, en rencontrant des centaines de collégiens et lycéens dans leurs établissements chaque année, et même les jeunes détenus de la prison de Liancourt. Il était à toutes les cérémonies patriotiques de la commune où il ne manquait jamais de rappeler dans ses discours, qu'il prononçait sans notes, l'importance du combat pour la paix.

Tous ceux qui ont eu l’occasion de l’entendre à ces occasions, et encore il y a quelques mois lors des initiatives prises par le conseil général pour le 60e anniversaire de la libération des camps, se souviendront longtemps de son message empreint de combativité, d’humanité et d’espoir : « J’ai connu le pire, mais aussi le meilleur de l’être humain dans les camps », aimait-il à dire, soulignant à chaque fois les actes de solidarité qui lui avaient permis de tenir et de conserver sa dignité d’être humain. Cette solidarité et ce combat pour la dignité et contre toutes les injustices qui furent au coeur de toute sa vie jusqu’à son dernier souffle.

**Bibliographie

Le Baron de Condé : Histoire d’un vieux château de France, monographie du château de Montataire (1883). Réédité par l’Association Mons ad Theram, en vente à l’accueil de la mairie : 16 euros.