Renouvellement des plaques de rue : les grands noms du front populaire
Comme annoncé lors du précédent rétroviseur, les plaques de rues de la ville vont être renouvelées, offrant l’occasion de s’intéresser à leurs noms. Cette fois-ci il est question de
figures politiques qui ont fait l’Histoire du Front Populaire, qui fête ses 90 ans cette année : Roger Salengro, Maurice Thorez, Jean Biondi et Jacques Duclos.

Roger Salengro a occupé un rôle central au Front populaire en
tant que ministre de l’Intérieur, sous le premier gouvernement de
Léon Blum (de juin 1936 à juin 1937). À ce poste, il a été responsable de l’ordre public tout en restant un militant engagé pour la justice sociale. Son action la plus marquante a été sa participation active à la signature des accords Matignon, qui ont permis des avancées sociales majeures pour les travailleurs : reconnaissance des syndicats, hausse des salaires et instauration des congés payés. Roger Salengro a joué un rôle décisif dans la négociation et la conclusion de ces accords, en évitant le recours à la force pour maintenir l’ordre, malgré les tensions sociales de l’époque.
Visuel : Salengro Roger, bibliothèque numérique Roubaix via BNF Gallica (cropped2) 1930

Secrétaire général du Parti communiste français, Maurice
Thorez a été l’un des principaux artisans de la création du Front populaire. Il a lancé la formule « Front populaire » lors d’un meeting à Nantes en octobre 1934, appelant à l’unité d’action entre les partis de gauche (communistes, socialistes, radicaux) pour défendre « le pain, la liberté et la paix » et lutter contre le fascisme et le grand capital. Maurice Thorez a également œuvré pour élargir l’alliance via la politique de la « main tendue » aux catholiques et même à certaines ligues d’anciens combattants, ce qui a contribué à la victoire électorale du Front populaire en avril 1936. Il a aussi encouragé la formation de comités populaires et de groupes d’autodéfense pour renforcer la mobilisation sociale et politique.
Visuel : Maurice Thorez (1900-1964) 1947,

Jean Biondi, figure politique locale, a été un parlementaire du Front populaire mais aussi un pont entre le sud de l’Oise et son parti. Membre de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), il a été élu député socialiste de l’Oise en février 1936 lors d’une élection partielle, puis réélu en juin 1936, au moment de la victoire électorale du Front populaire. Il a également été maire de Creil à partir de 1935, ce qui a renforcé son ancrage local et son engagement dans la dynamique du Front populaire dans sa région. Son action s’est surtout concentrée sur la mobilisation socialiste et la défense des valeurs de gauche, tant au niveau local (en tant que rédacteur du Cri populaire de l’Oise) qu’au niveau national, en soutenant les réformes sociales portées par le gouvernement Blum.
Visuel : Jean Biondi 1948, auteur inconnu (Keystone-France), via Wikimedia Commons

Membre du Bureau politique du PCF et secrétaire du parti à partir de 1931, Jacques Duclos a été chargé de la propagande électorale à partir de 1933. Avec Maurice Thorez, il a lancé le mot d’ordre d’ « unité d’action », qui a directement contribué à la formation du Front populaire. Cette alliance entre communistes,
socialistes et radicaux a permis la victoire électorale de 1936. Jacques Duclos a également été vice-président de la Chambre des députés en 1936, ce qui lui a donné une influence parlementaire majeure pour soutenir les réformes sociales du Front populaire.
Visuel : Jacques Duclos, député de la Seine, 1930.

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