Renouvellement des plaques de rue : des noms à l’histoire riche
Les plaques de rues de toute la ville vont être renouvelées et c’est l’occasion de s’attarder sur l’histoire derrière les noms qui y figurent. Baptiser une rue ou un lieu public, c’est rendre hommage à des personnes ou évènements importants de l’Histoire. Aujourd’hui, à la veille du 14 juillet, il est question des figures de la Révolution française : Olympe de Gouges, Maximilien de Robespierre et Gracchus Babeuf. Leurs noms sont synonymes d’idéaux, de militantisme et prises de positions fortes et assumées.

Olympe de Gouges était une femme de lettres et une militante féministe française, à une époque où tout était encore à faire pour l’égalité des sexes. Elle est connue entre autres pour avoir rédigé la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791, un texte pionnier qui revendiquait l’égalité entre les hommes et les femmes, en réponse à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Engagée dans les débats politiques de la Révolution française, elle a défendu l’abolition de l’esclavage et les droits des femmes, notamment le droit de vote et l’accès à l’éducation. Son audace et ses idées progressistes lui ont valu une forte opposition et une condamnation à la guillotine en 1793.
Visuel : Olympe de Gouges, par Alexandre Kucharski, photographie personnelle, Bonarov, 11 novembre 2018, domaine public, httpscommons.wikimedia.orgwindex.phpcurid=74326258

Maximilien de Robespierre fut une figure centrale de la Révolution française. Avocat de formation, il défendit le tiers état face à la noblesse, devenant un membre important des Montagnards et des Jacobins. Ces deux groupes sont à l’origine de nombres d’acquis sociaux : l’école gratuite et obligatoire, l’abolition des droits féodaux et le blocage des prix de denrées de première nécessité. En 1793, il intégra le Comité de salut public, où il promut la Terreur pour éliminer les « ennemis de la Révolution », entraînant des milliers d’exécutions. Son radicalisme et son autoritarisme croissants provoquèrent sa chute un an plus tard lorsqu’il fut guillotiné sans procès.
Visuel : Maximilien Robespierre, peintre non identifié, c. 1790. Musée Carnavalet.

Gracchus Babeuf, de son vrai nom François Noël Babeuf était un journaliste et révolutionnaire français. Il donne son nom au babouvisme, un mouvement précurseur du communisme et du socialisme. Pendant la Révolution française, il défendit les idées d’égalité absolue et de propriété collective et organisa la Conjuration des Égaux. Ce mouvement secret visait à instaurer une société sans inégalités économiques. En 1797, il fut lui aussi condamné à mort et guillotiné.
Visuel : François-Noël Babeuf dit Gracchus, par François Bonneville, Gallica, identifiant ARK btv1b84127115, domaine public, httpscommons.wikimedia.orgwindex.phpcurid=1420443

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